Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 16:30

Marcel Proust avait magnifiquement décrit, à partir d'une simple madeleine plongée dans son thé, les réminiscences d'un passé parfois tumultueux, parfois de plaisirs dans son oeuvre "A la recherche du temps perdu".

Rien que le titre est évocateur...

Aujourd'hui, en rangeant de vieilles affaires, je suis tombé sur une lettre que m'avait écrite mon ex lors d'une de ces périodes troublées annonçant une fin non désirée, une sorte de cri de détresse que je n'ai su ou pu comprendre, interpréter, analyser.

Ce fût telle une madeleine: des images, des sons, des odeurs resurgirent, des rires, des larmes aussi, tels ces bouts de madeleines détachés, se mêlant à ce fameux thé du souvenir et agités par cette cuillère tourbillonnante que l'on commande, le regard rêveur, pensif.

On repense aux musiques, aux voyages, aux aventures et aléas de la vie partagés ensemble. 

Symbole étrange que j'ai failli déchirer car trop douloureux, mais non, impossible d'accomplir cet acte. Alors on se demande pourquoi? Pourquoi aujourd'hui? Pourquoi maintenant? Pourquoi tout ça? Est-ce un signe? Sûrement si on ne crois pas au hasard.
Certes, mais comment interpréter ce signe que l'on prétend, que l'on veut croire comme étant du Destin?

Doit-on effacer de sa mémoire un passé, un temps somme toute mélodieux ou au contraire essayer de le rechercher, de le rattraper?

Mais un passé ne se rattrape pas, ne se retrouve pas, on le sait. Il est et restera dans nos mémoires.

Alors, on se dit à quoi bon? Autant se dire que "c'est réglé", derrière nous!
Mais voilà qu'une compulsion soudaine, inattendue, imprévue nous pousse à aller plus loin dans cette satanée nostalgie en recherchant des disques qu'on se plaisait à écouter ensemble, des photos de voyages aventuriers, souvent cocasses. Alors, on réécoute, on regarde à nouveau et la magie des neurones fait ressortir des détails oubliés, enfouis aux fins abîmes de notre conscience. Des flashes, des mots, le visage souriant ou triste de l'être qu'on a tant aimé, tant chéri, tant protégé mais qu'on n'a pas su garder par égoïsme, par cécité et surdité chroniques, nous rendant totalement hermétiques à ses cris de douleurs provoqués par une routine destructrice.

Alors on s'en veut, la madeleine devient amère, périmée, on lâche cette cuillère agitatrice et on regarde inéluctablement ces morceaux, nos bribes de souvenirs se décanter, couler vers un fond qui n'est et ne sera plus jamais accessible.

Le thé refroidit.. On n'a plus envie de le boire, on éteint la musique, on range les photos, on essaie d'oublier l'inoubliable.
On relève la tête, on prend une bonne inspiration en se disant que Proust est un fouteur de merde, on le maudit, on regarde le ciel bleu, on essaie de capter les bonnes énergies pour réussir un futur incertain, on reprend espoir.

Et puis, on appuie à nouveau sur ce bouton de la télécommande de la platine CD dont le sigle est le symbole de l'avenir et on réécoute ces musiques du temps perdu....

James

Par james - Publié dans : Mes états d'âmes - Communauté : Hétéro-friendly
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Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 10:53

Non, je ne vais pas vous narrer le fameux roman de Jane Austen, quoique dans le fond il y a un certain parallèle, d'ailleurs pour celles et ceux qui aiment les histoires à l'eau de rose, je ne saurai que vous conseiller la lecture de ce livre.

Il y a parfois, dans la vie, des gens, des individus qu'on croise et qui ne nous laissent pas indifférents. Tantôt un charisme particulier, tantôt un regard, une odeur, un mot...

On se surprend même à éprouver quelque chose d'indéfinissable, un sentiment difficilement palpable, un trouble irraisonné, voire non raisonnable. Cela peut être une attirance, un intérêt particulier ou une sympathie exacerbée.Souvent, la personne source ne s'en rend pas compte ou ne s'en aperçoit même pas. Les choses passent alors, la vie continue son chemin et nous aussi.

Mais il arrive que ce fameux trouble soit partagé, réciproque. Là, les ennuis commencent, surtout quand on est déjà la cible d'une autre personne qui nous aime et que l'on aime aussi. On navigue alors à vue dans un brouillard de sentiments au risque de se prendre le premier rocher haut-fond qui nous fera couler sans espoir de retour. La raison essaie de revenir en nous montrant les boussoles, les sextants, les radars pour nous guider vers ce port abrité de toute tempête, sécurisant, afin de retrouver l'être que l'on aime et qui nous aime.
Le brouillard s'épaissit, un fog opaque qui nous oppresse, nous rend aveugle et on continue, on ne suit pas les instruments qui commencent alors à s'affoler. Des alarmes retentissent, des voyants rouges s'allument. On ne les entend pas, on ne veux pas les voir, bercés par cette douce et intrigante sensation d'envie de découvrir cette personne, voire de l'aimer.

La raison nous pousse à penser à l'autre, celui qui est toujours plus ou moins à nos côtés, celui qui nous adore, celui qu'on connait, celui avec lequel on se sent bien, celui qui a toujours fait ses preuves. On cherche le phare, on l'aperçoit au loin, mais on continue à s'en écarter, attirés par un chant de sirène mélodieux mais que l'on sait fatal. On cherche à nouveau le phare, on ne le voit plus. Les instruments se mettent à zéro, les alarmes épuisées se taisent. On est seul. La panique alors s'installe, les questions fusent de toutes parts les "Et si..?" commencent... La brume envahit le cerveau, brouille la raison, anéantit le passé, le présent et le futur.

Et puis alors qu'on est en pleine perdition, un navire surgit de nulle part. Il nous barre la route, nous obligeant à stopper net au risque d'une collision meurtrière. A son bord, l'être qui nous aime et vient nous chercher en bravant tous les dangers. Il nous lance un bout, une amarre, on se demande quoi faire, on peste, on refuse de le suivre. Il insiste, devient lui aussi en colère devant notre aveuglement, il nous secoue. Il fait aussi fuir l'autre, devient presque menaçant à son égard, il nous protège. La raison l'emporte.

Nous voilà donc remorqués vers ce port tranquille qu'on connait bien, peut-être trop bien. Ce port à l'abri de tout, ce port de raison, de sentiments, aussi.

Une fois rentrés, on se fait sermonner, on conteste, on abdique.

Et puis, dans le cocon rassurant des bras de l'être qui nous aime et que l'on aime, on regarde par la fenêtre s'éloigner dans la brume la personne qui nous a troublé, la personne source de ces sentiments en se répétant inlassablement "Et si?"

 

James

Par james - Publié dans : Mes états d'âmes - Communauté : gayfriendly
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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 19:52

Vous savez que je gère un forum de discussion entre homos, hétéros et bi.

 

Son nom est GAYPARLOIR (http://gayparloir.xooit.com), il est facilement trouvable sur "Google" et autres...

 

J'en suis assez fier car après au bout d'un an et demi d'existence, nous allons atteindre les 20.000 posts.

 

De plus, j'ai rajouté récemment une rubrique porno/sexe mais qui n'est accessible qu'aux membres inscrits ayant à leur actif plus de 500 posts, ceci, pour éviter le "voyeurisme furtif".

 

L'inscription est simple et rapide, et ce site est ouvert à tous.

Alors si vous désirez nous rejoindre dans cet immeuble Gay où on parle de tout, n'hésitez pas!

 

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James

Par james - Publié dans : Joyeusetés - Communauté : Hétéro-friendly
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Mercredi 27 octobre 2010 3 27 /10 /Oct /2010 18:18

Un jour, sur une revue, je lis qu'une maladie appelée à l'époque "le cancer gay" frappait la communauté homosexuelle à San Francisco. Cela m'a intrigué, mais après tout, un cancer n'est pas contagieux et puis c'était loin.


Les rencontres se réitéraient, toujours jouissives avec cette insouciance de la jeunesse liée aussi à une certaine ignorance. Les spermes qui me remplissaient étaient devenus un nutriment énergétique, fruit d'un bonheur et d'un épanouissement sexuel.


Et puis, l'on évoqua le sida. Cette affection sournoise transmise par le sang et... le sperme! Douche froide! Panique totale! Comment se liquide source de vie pouvait, du jour au lendemain, se transformer en poison mortel? Incrédule, abasourdi, anxieux, je me remémorais tout ce que j'avais fait avec les hommes, sans protection particulière...


Vint alors le temps des préservatifs, de ces fellations au goût latex lubrifié, de ces pénétrations avec cette angoisse quasi-permanente pendant l'acte de savoir si cette fichue capote était toujours bien en place sur le partenaire, si elle n'avait pas craqué...


Vint alors le temps de ces éjaculations compartimentées, sécurisées... Après, je regardais toujours pour savoir si ces spermes que j'adorais étaient bien contenus dans ces étuis, qu'ils ne fuyaient pas. Le plaisir absolu avait disparu au profit de la peur.


Rien n'était plus pareil. Et n'a plus jamais été pareil...


Devant cette angoisse, je me suis décidé à aller faire un test, tremblant de peur, ne dormant pas de la nuit dans l'attente du résultat que je suis allé chercher au laboratoire, secrètement, seul... La secrétaire ne me dit rien. Je paie, prends cette enveloppe et sors. Dans la rue, j'ouvre l'enveloppe et j'essaie de lire, ma vision était troublée, et je vois en caractères gras.... négatif!


Je me suis assis sur un banc et j'ai pleuré, de joie, de honte, de je ne sais quoi, mais les larmes sortaient.


J'avais eu tellement peur, qu'une longue période d'abstinence totale s'en est suivie.... (A suivre)

Par james - Publié dans : Moments forts - Communauté : BLOGS GAY
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Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 00:55

Passé ce cap, j'ai pris goût à avaler toutes les semences qui se présentaient à moi, avec délectation, parfois goulûment, aspirant jusqu'à la dernière goutte ce fruit interdit du plaisir viril.
Je le gardais un moment en bouche, comme un bon vin, le temps pour toutes les papilles de s'en imprégner. Je retardais le moment de la déglutition, j'attendais sa dilution par la salive augmentant aussi le volume de ce nectar, d'ailleurs souvent conséquent à l'origine. Ma cavité buccale était remplie, rendant impossible une quelconque réponse verbale au producteur qui me congratulait avant de partir. Puis, j'avalais, par petites gorgées, pour bien faire durer ces moments fugaces, furtifs, toujours secrets, ou du moins, discrets: beaucoup d'hommes mariés se présentaient à moi.
Un sentiment de plénitude m'envahissait, pour chacun des hommes rencontrés, parfois plusieurs en quelques heures... Je rentrais "repu" avec cette impression de satiété fictive, psychologique, tant buccale que stomacale.


Et puis, un jour, un ami est venu dormir chez moi suite à une panne de sa voiture (oui je sais le "coup de la panne"...). Il était fiancé, je devais être le témoin de cette union prétendue sacrée. J'habitais un tout petit studio et n'avais pas d'autres alternatives que de l'héberger dans mon canapé-lit pour la nuit. Pour moi, c'était un simple copain hétérosexuel avec lequel j'allais partager un simple couchage. Oui, certes, mais dès que nous nous sommes glissés dans les draps, ma vision de cet homme bien bâti, futur marié, de ce mâle pur et dur, tomba comme un soufflé exposé à un courant d'air. Il me dit qu'il avait l'habitude de dormir nu et me demanda si cela me gênait. Non, bien sûr lui répondis-je tout en gardant mon slip. Quand il s'est déshabillé, j'ai remarqué une certaine excitation de sa part. Mais j'ai fait mine de ne rien noter. Nous avons éteint la lumière et il s'est collé à moi. Je sentais bien son sexe, à présent en érection totale, bien raide, bien dur. Je me suis laissé faire. Il m'a abaissé mon sous-vêtement au niveau des fesses, a humidifié avec sa salive son sexe turgescent qu'il a positionné contre cette fameuse porte donnant accès à mon intimité la plus profonde. Il s'est introduit en moi et m'a fait l'amour, cela a été extraordinaire. Et puis, peut-être 15, 20 minutes après, son rythme s’accéléra en parfaite harmonie avec sa respiration ; cette respiration haletante que je connaissais bien: juste avant les moments de point de non retour.


Dans un râle profond, thoracique, proche de l'infra-basse, il déchargea et se vida dans cette partie intime opposée à l'oralité. Je sentis, pour la première fois, un liquide chaud emplir une partie profonde de mes entrailles. Il jouissait en moi. Sur le moment, ce fût un extase absolu: 
un homme me sodomisait et prenait son plaisir en envoyant, par spasmes, le plus profond de lui au plus profond de moi.



Étranges sensations de plaisir mais aussi de honte et frustration mêlées d'avoir été ainsi "inondé" par son sperme dans mon intérieur, sans avoir pu le goûter avant... Mes repères habituels n'étaient plus. Un autre cap était franchi. Il est resté en moi un moment, le temps de se détendre, puis s'est retiré, s'est retourné et s'est endormi. Je restai toujours dans la même position, de peur de perdre son précieux "jus" dont quelques gouttes résiduelles glissaient le long de mon entre-fesses... (A suivre).

 

James

Par james - Publié dans : Moments forts - Communauté : Hétéro-friendly
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James

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